Je déteste l'égoïsme
Il
est de bon ton de penser que de penser à soi
c'est s'en tenir à ses valeurs, ses principes
moraux et que le meilleur moyen de les
sauvegarder des agressions ou autres intrusions
des ennemis potentiels c'est d'utiliser l'arme
ultime, l'égoïsme.
Le
plus souvent, on attribue l’égoïsme à un amour
exagéré pour soi-même, un amour tel qu’il n’y
aurait pas de place pour qui que ce soit
d'autre. La personne égoïste ne s’intéresse qu’à
elle-même, mais si le repli sur soi-même ou en
duo avec un clone permet de se rassurer sur ses
choix il permet surtout de masquer son manque de
confiance en soi.
La peur de donner, la méfiance dans ce
que peuvent apporter les autres et l'image
dégradée de soi amène une incompréhension et une
impossibilité à communiquer. L'égoïsme ne permet
pas l'échange car il repose sur le principe de
"tout pour moi".
Alors, quand on songe que le principe de
nos échanges commerciaux repose sur la
satisfaction de nos besoins et le plus
instantanément possible, il y a de quoi frémir
quant aux rapports que l'on peut nouer avec les
autres...
En conclusion, un égoïste c'est quelqu'un
qui ne pense pas à moi.
Les
intellectuels de gauche m'affligent
Les âmes bien intentionnées, ouverture d'esprit et
culture ad hoc, voilà une population intéressante ma
foi.
Ils
s'intéressent au sort des classes dites populaires
et laborieuses mais vivent dans les banlieues chics
où règne le confort matériel et la liberté
surveillée par la police municipale, la gendarmerie,
les gardiens de parcs et la police nationale (si, si
ça existe).
Ils étudient avec attention les déclarations ou
autres orientations socio-économiques des hommes de
droite pour mieux les critiquer (on ne combat bien
que ce que l'on connaît) mais ils travaillent à des
postes bien payés et boursicotent à l'occasion.
Ils prônent la liberté la plus totale, ne croient
pas au couple définitif mais roulent en Renault
Scénic juste au cas où, ils regardent énormément la
télé et sont adeptes inconditionnels du DVD,
dévorent Télérama mais rêvent de devenir écrivain.
Décidément, oui ces intellectuels là m'affligent.
Mais j'y pense, c'est moi que je viens de
décrire, là !?
La
communication m'agace
Depuis quelque temps je fréquente des personnes
touchant de près ou de loin l'univers impitoyable de
la communication. Avez-vous remarqué le manque de
méthode, de rigueur scientifique, les tarifs
prohibitifs masqués, l'assurance exagérée dans les
conseils prodigués à prix d'or ? Oui mais la
communication fait partie de notre univers me
direz-vous. Certes, communiquer c'est faire agir
d'autres personnes par le message que l'on délivre
mais doit-on passer pour autant par la manipulation,
l'exagération de faits insignifiants ou inexistants.
Comment expliquer autrement l'utilisation de slogans
"djeunes" pour toucher le portefeuille des parents,
de femmes nues (que vous ne verrez jamais dans la
réalité ou alors très furtivement et votre mental
serait détérioré si vous les touchiez) pour vendre du
transit intestinal. Ok ok, tandis que le rôle du
marketing est de détecter les besoins de chacun
et y répondre même si comme le
disait Voltaire "superflu d'aujourd'hui, nécessaire
de demain", le rôle de la communication est de faire passer la
pilule. Donc il faut bien vous aider à
comprendre votre intérêt : la communication
intervient alors, le pouvoir des mots
prend tout son effet, d'où des spécialistes de
la sociologie, de la communication, du graphisme, de
la publication, de l'achat d'espace, média-planner
et autres responsables de communication dont le
métier est de
nous faire prendre leurs vessies pour des
lanternes. Faites
le point de ce dont vous avez vraiment besoin, vous
serez surpris du superflu que vous possédez ou que
l'on vous propose.