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Une courte présentation
de l'animal
-
Le "Carcharodon carcharias" est apparu il
y a 25 millions d'années.
- Sa taille
atteint en général 3 à 4 mètres
(exceptionnellement 6) et il peut peser jusqu'à
2 tonnes.
- Longévité estimée
à 27 ans.
- Il est ovipare,
la femelle a une portée de 10 petits maximum,
dont la taille varie entre 0,90 et 1,50m.
- Sa forme
hydrodynamique est renforcée par une peau qui
accélère l'écoulement de l'eau, augmentant ainsi
encore sa vitesse pour lui permettre des
attaques par surprise : ainsi, il peut nager
jusqu'à 40km/h. Impossible pour un être humain
de le battre de vitesse dans l'eau : c'est comme
si nous voulions faire la course contre un lion
avec un bloc de béton à chaque pied.
- Sa peau est
constituée de denticules alignées en plusieurs
rangées qui canalisent l'eau et produisent ainsi
un écoulement laminaire réduisant les phénomènes
de résistance. Elle est complétée et traversée
par la ligne latérale pour constituer son sens
du toucher (voir plus bas).
- Sa vue est
excellente sur une distance assez courte (20
mètres) et ne constitue pas le sens dominant.
Elle sert en phase finale d'attaque, les autres
sens lui servant sur de plus grandes distances,
logique dans l'immensité de l'océan. Cependant,
le grand blanc possède une particularité : il
sort fréquemment la tête de l'eau pour observer
si d'éventuelles proies se trouvent à la surface
!
- Son ouïe est très
fine et utilise à plein la propagation du son
plus rapide dans l'eau que dans l'air, 1500 m/s.
Son oreille interne est tapissée de nombreuses
cellules ciliées identiques à celles de la ligne
latérale et transmet au cerveau les ondes de
basse fréquence dans la limite de 10 à 1000 Hz,
onde généralement engendrée par un choc. Il peu
donc entendre très rapidement n'importe quel
mouvement caractéristique d'une agitation
(présence d'une embarcation, plongeon, animal
qui se débat, etc.) et ce, à plusieurs centaines
de mètres de distance.
- Son odorat
particulièrement développé lui permet de sentir
quelques gouttes de sang dispersée dans l'eau :
sa capacité olfactive est de 1 pour 1 million !
- Son toucher est
en fait constitué de sa peau et de sa ligne
latérale. Comme tous les poissons, il possède
une ligne latérale, fin canal qui court en
longueur sur chaque flanc et se ramifie sur la
tête, autour des oreilles, des yeux et des
narines, sur le museau et les mâchoires. Ce
canal lui permet de déterminer la direction et
la force des vagues et des courants, de se
renseigner sur l'approche des proies, des
ennemis, des obstacles. La ligne latérale lui
fournit également des indices sur la pression
ambiante (donc sur la profondeur) et comme la
conductibilité de l'eau varie selon la quantité
de sel qu'elle contient, le requin serait
capable d'interpréter une différence de
concentration saline due, par exemple, à la
proximité d'un cours d'eau ou à une
précipitation atmosphérique. Cela explique
pourquoi le grand blanc ne va jamais dans les
cours d'eau douce, à la différence de certaines
espèces qui sont capables de stocker le sel (le
bouledogue).
-
Il possède un sens supplémentaire à nous autres
bipèdes. Les ampoules de Lorenzini, situées dans son
museau, lui permettent de détecter le courant
électromagnétique produit par les muscles de tout animal
vivant (les humains compris).
- Sa température
corporelle dépasse de quelques degrés la
température ambiante (à la différence des autres
poissons) lui permet d'être très
vif et d'effectuer des accélérations
foudroyantes.
- Il possède une
dentition qui se renouvelle constamment (7
rangées): ses
dents, longues d'environ 3 à 6 cm, sont
triangulaires et plates
(zoomer pour agrandir la photo). Il exerce une
pression estimée à 8 tonnes au cm². Si sa proie est
grande, les bouchées qu'il peut ingurgiter
peuvent peser 60kg chacune.
En résumé, le
Grand Requin Blanc en maraude peut vous entendre
plonger, vous agiter, vient vers la source du
bruit (ouïe), remonte la piste du sang éventuel
apporté par le courant (odorat) ou perçoit les
mouvements dans l'eau (ligne latérale). Il vous
aperçoit à 20 mètres (vue), tourne autour de
vous pour jauger vos mouvements (ligne latérale)
et détecter votre agitation ainsi que la masse
corporelle (ampoules de Lorenzini). Rassuré, il
se rapproche pour vous bousculer et avoir une
première sensation de goût (peau et ligne
latérale). Décidé, il vient ensuite la gueule
ouverte pour tâter votre chair. Si vous ne
l'intéressez pas, il s'en va ; dans le cas
contraire, il vous mord pour vous saigner,
et vient vous avaler. Mais il peut aussi
utiliser une autre technique de chasse : surgir
du fond à la verticale, pleine vitesse, gueule
grande ouverte.
Ainsi finit votre vie d'otarie ou de lion de mer
avec cette dernière vision :
grand
blanc prêt à mordre
(âmes sensibles s'abstenir)
shark bite, shark attack
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